Mes cours de philosophie. Ordre ou désordre? Maryse Emel

L'antiphilosophie risque, par sa stérilisation et le tarissement à la source, de fabriquer une génération d'abrutis manipulables et parfaitement dociles, incapables non seulement de réagir, mais de comprendre l'enjeu" V.Jankelevitch

désir et privation

Publié le 28 Décembre 2010 par maryse.emel.blogphilo.over-blog.com in le desir

 

 

Philosopher. penser par soi-même

Ce n’est pas penser seul (fausse originalité)

Ce n’est pas penser comme les autres

C’est penser avec quelqu’un

 

C’est DIALOGUER

 

 

Philosopher c’est chercher du sens, désirer la sagesse. Ainsi ni les Dieux ne philosophent, ni les ignorants. Dans le premier cas, ils ne peuvent désirer puisqu’ils ne manquent de rien. Dans le second, ils croient tout savoir et n’ont nullement la conscience d’un manque.

 

Déjà les mythes s’interrogeaient sur la question du sens. Ainsi peut-on lire dans l’épisode du Cyclope dans l’Odyssée, une réflexion sur les limites de l’humanité . Le cyclope est dans l’excès, la démesure..le non-humain. De même Circé réduit à l’état porcin les compagnons d’Ulysse…parce qu’eux aussi cèdent à la démesure.

 

Le mythe donne à penser. Cette parole imagée donne à réfléchir mais elle est obscure, équivoque (comme le fera remarquer Socrate à Diotime dans le texte du Banquet.

La philosophie tente de se débarrasser de cette ambiguïté du discours ..mais n’y parvient jamais tout à fait.

Ainsi la philosophie se donne-t-elle à saisir comme effort pour clarifier le sens des mots.  (c’est ce qu’on appellera le travail du concept)

 

Mais un point commun au mythe et à la philosophie : l’étonnement devant le monde.

Etonnement à comprendre comme désir, éveil, vigilance, inquiétude…tout le contraire de la stupeur, de la stupidité…

Désir non comparable avec le besoin comme le souligne Aristote….

 

Le manque est condition du savoir…manque de connaissance.

Ce manque n’est pas à confondre avec la privation.

 

 

Désirer est-ce se sentir  privé de quelque chose ?

 

 

Epicure -

Le plaisir est le principe et la fin de la vie bienheureuse.

Il faut, en outre, considérer que, parmi les désirs, les uns sont naturels, les autres vains, et que, parmi les désirs naturels, les uns sont nécessaires, les autres naturels seulement. Parmi les désirs nécessaires, les uns le sont pour le bonheur, les autres pour l'absence de souffrances du corps, les autres pour la vie même. En effet, une étude de ces désirs qui ne fasse pas fausse route, sait rapporter tout choix et tout refus à la santé du corps et à l'absence de troubles de l'âme, puisque c'est là la fin de la vie bienheureuse. Car c'est pour cela que nous faisons tout: afin de ne pas souffrir et de n'être pas troublés. Une fois cet état réalisé en nous, route la tempête de l'âme s'apaise, le vivant n'ayant plus à aller comme vers quelque chose qui lui manque, ni à chercher autre chose par quoi rendre complet le bien de l'âme et du corps. Alors, en effet, nous avons du plaisir quand, par suite de sa non-présence, nous souffrons, <mais quand nous ne souffrons pas>, nous n'avons plus besoin du plaisir.
Et c'est pourquoi nous disons que le plaisir est le principe et la fin de la vie bienheureuse.

                   Lettre à Ménécée, in Lettres et Maximes, 127-129, trad. de Marcel Conche, Paris, Ed. PUF, 1987, p. 221.

 


Le désir : Fais un bilan, te dis-je, et repasse tous les jours de ta vie ; tu en verras fort peu, à peine quelques déchets, qui soient restés à ta disposition. Tel obtenu les faisceaux qu'il souhaitait, désire les déposer et il dit tout le temps, « Quand finira l'année ? » Tel organise des jeux, qui attache grande valeur à avoir été désigné pour cela par le sort : « Quand échapperai-je à ces maudits jeux ? » dit-il. On s'arrache tel avocat au forum ; il attire un concours tel qu'une partie de l'assistance est trop loin pour l'entendre, et il dit « Quand les affaires seront-elles ajournées ? » Chacun devance sa propre vie : il se tourmente par désir de l'avenir et par dégoût du présent. Mais celui-ci qui met son temps tout entier à son service, qui organise toutes ses journées comme une vie entière, ne souhaite ni ne craint le lendemain. Qu'est-ce que l'heure qui vient peut jamais lui apporter, en fait de plaisir neuf ? Tout lui est connu, il a tout ressenti jusqu'à la satiété : pour le reste, que la fortune l'organise comme elle voudra. Sa vie, elle, est maintenant en sûreté ; on peut y ajouter quelque chose, mais on ne peut rien en retrancher ; et une addition serait comme une nourriture qu'on donnerait à un homme déjà rassasié et dont l'estomac est plein ; il la prend sans la désirer. Aussi, si tu vois quelqu'un avec des cheveux blancs et des rides, ne va pas penser qu'il a vécu longtemps : il n'a pas vécu longtemps, il a existé longtemps. Iras-tu dire qu'il a beaucoup navigué, l'homme qu'une affreuse tempête a poussé çà et là dès sa sortie du port, et a fait tourner en rond sans changer de place, sous le souffle alterné des vents déchaînés en tous sens ? Non, il n'a pas navigué beaucoup ; il a été beaucoup ballotté.


Sénèque, De la brièveté de la vie, VII, 7-10, trad. Bréhier revue par Brunschwicg, in Les Stoïciens, coll. « La Pléiade », Gallimard 1962, pp. 702-703.

 

 

 

En soi Autrui-objet n'a jamais assez de force pour occasionner l'amour. Si l'amour a pour idéal l'appropriation d'autrui en tant qu'autrui, c'est-à-dire en tant que subjectivité regardante, cet idéal ne peut être projeté qu'à partir de ma rencontre avec autrui-sujet, non avec autrui-objet. La séduction ne peut parer autrui-objet qui tente de me séduire que du caractère d'objet précieux « à posséder »; elle me déterminera peut-être à risquer gros pour le conquérir; mais ce désir d'appropriation d'un objet au milieu du monde ne saurait être confondu avec l'amour. L'amour ne saurait donc naître chez l'aimé que de l'épreuve qu'il fait de son aliénation et de sa fuite vers l'autre. Mais, de nouveau, l'aimé, s'il en est ainsi, ne se transformera en amant que s'il projette d'être aimé, c'est-à-dire si ce qu'il veut conquérir n'est point un corps mais la subjectivité de l'autre en tant que telle. Le seul moyen, en effet, qu'il puisse concevoir pour réaliser cette appropriation, c'est de se faire aimer. Ainsi nous apparaît-il qu'aimer est, dans son essence, le projet de se faire aimer. D'où cette nouvelle contradiction et ce nouveau conflit: chacun des amants est entièrement captif de l'autre en tant qu'il veut se faire aimer par lui à l'exclusion de tout autre ; mais en même temps, chacun exige de l'autre un amour qui ne se réduit nullement au « projet d'être-aimé ». Ce qu'il exige, en effet, c'est que l'autre, sans chercher originellement à se faire aimer, ait une intuition à la fois contemplative et affective de son aimé comme la limite objective de sa liberté, comme le fondement inéluctable et choisi de sa transcendance, comme la totalité d'être et la valeur suprême. L'amour ainsi exigé de l'autre ne saurait rien demander : il est pur engagement sans réciprocité.

   
Sartre, L'Être et le Néant (1943), Gallimard, coll. « Tel », 1994, p. 424.

 

Aussi longtemps que nous aurons notre corps et que notre âme sera pétrie avec cette chose mauvaise, jamais nous ne posséderons en suffisance l'objet de notre désir. Or cet objet, c'est disons-nous, la vérité. Et non seulement mille et mille tracas nous sont en effet suscités par le corps à l'occasion des nécessités de la vie ; mais, des maladies surviennent-elles, voilà pour nous de nouvelles entraves dans notre chasse au réel ! Amours, désirs, craintes, imaginations de toute sorte, innombrables sornettes, il nous en remplit si bien, que par lui (oui, c'est vraiment le mot connu) ne nous vient même, réellement, aucune pensée de bon sens ; non, pas une fois ! Voyez plutôt : les guerres, les dissensions, la bataille, il n'y a pour les susciter que le corps et ses convoitises ; la possession des biens, voilà en effet la cause originelle de toutes les guerres, et, si nous sommes poussés à nous procurer des biens, c'est à cause du corps, esclaves attachés à son service ! Par sa faute encore, nous mettons de la paresse à philosopher à cause de tout cela.
Mais ce qui est le comble, c'est que, sommes-nous arrivés enfin à avoir de son côté quelque tranquillité, pour nous tourner alors vers un objet quelconque de réflexion, nos recherches sont à nouveau bousculées en tous sens par cet intrus qui nous assourdit, nous trouble et nous démonte, au point de nous rendre incapables de distinguer le vrai. Inversement, nous avons eu réellement la preuve que, si nous devons jamais savoir purement quelque chose, il nous faudra nous séparer de lui et regarder avec l'âme en elle-même les choses en elles-mêmes. C'est alors, à ce qu'il semble, que nous appartiendra ce dont nous nous déclarons amoureux : la pensée ; oui, alors que nous aurons trépassé, ainsi que le signifie l'argument, et non point durant notre vie !


Platon, Phédon, 66b-66e.

 

Toute chose s'efforce - autant qu'il est en son pouvoir - de persévérer dans son être. L'effort par lequel toute chose s'efforce de persévérer dans son être n'est rien d'autre que l'essence actuelle de cette chose. Cet effort, en tant qu'il a rapport à l'âme seule, s'appelle : Volonté. Mais lorsqu'il a rapport en même temps à l'Âme et au Corps, il se nomme : Appétit. L'appétit, par conséquence, n'est pas autre chose que l'essence même de l'homme, de la nature de laquelle les choses qui servent à sa propre conservation résultent nécessairement ; et par conséquent, ces mêmes choses, l'homme est déterminé à les accomplir.
En outre, entre l'appétit et le désir il n'existe aucune différence, sauf que le désir s'applique, la plupart du temps, aux hommes lorsqu'ils ont conscience de leur appétit et, par suite, le désir peut être ainsi défini : « Le désir est un appétit dont on a conscience. » Il est donc constant, en vertu des théorèmes qui précèdent, que nous ne nous efforçons pas de faire une chose, que nous ne voulons pas une chose, que nous n'avons non plus l'appétit ni le désir de quelque chose parce que nous jugeons que cette chose est bonne ; mais qu'au contraire nous jugeons qu'une chose est bonne parce que nous nous efforçons vers elle, que nous la voulons, que nous en avons l'appétit et le désir.


Spinoza, Éthique (1675).

 

Je vins à Carthage et de tous côtés j'entendais bouillonner la chaudière des amours infâmes. Je n'aimais pas encore mais j'aimais l'amour et par une indigence secrète je m'en voulais de n'être pas assez indigent. Aimant l'amour, je cherchais un objet à mon amour ; je haïssais la sécurité, la voie sans pièges, parce qu'au fond de moi j'avais faim : je manquais de la nourriture intérieure, de toi-même, mon Dieu, mais ce n'est pas de cette faim-là que je me sentais affamé ; je n'avais pas d'appétit pour les aliments incorruptibles, non que j'en fusse rassasié : plus j'en manquais, plus j'en étais dégoûté. Et mon âme était malade ; rongée d'ulcères, elle se jetait hors d'elle-même, misérablement avide de se gratter contre le sensible. Mais le sensible, certes, on ne l'aimerait pas s'il était inanimé.
Aimer et être aimé m'était encore plus doux si je trouvais en outre jouir du corps de l'être aimé. Je souillais donc la source de l'amitié des ordures de la concupiscence et je voilais sa blancheur du nuage infernal de la convoitise. Et pourtant, dans l'excès de ma vanité, tout hideux et infâme que j'étais, je me piquais d'urbanité distinguée. Je me jetai ainsi dans l'amour où je désirais être pris. Mon Dieu, ô ma miséricorde, de quel fiel ta bonté a-t-elle assaisonné ce miel ! Je fus aimé. Je parvins en secret aux liens de la jouissance, je m'emmêlais avec joie dans un réseau d'angoisses pour être bientôt fouetté des verges brûlantes de la jalousie, des soupçons, des craintes, des colères et des querelles.


Saint Augustin, Confessions, L. III, chap. 1, traduction de F. Khodoss.

 

 

 

En novembre 1850, alors qu’il s’interrogeait sur ses projets littéraires, Flaubert écrivait d’Orient à son ami Bouilhet :

« A propos des sujets, j’en ai trois qui ne sont peut‑être que le même (...) : 1° Une nuit de Don Juan (...) ; 2° l’histoire d’Anubis, la femme qui veut se faire baiser par le Dieu. (...) ; 3° mon roman flamand de la jeune fille qui meurt vierge et mystique entre son père et sa mère (...) ».

Une lettre de 1857, écrite après la rédaction du roman, suggère que Madame Bovary serait née du troisième sujet :

« (Emma) est une nature quelque peu perverse, une femme de fausse poésie et de faux sentiments. Mais l’idée première que j’avais eue était d’en faire une vierge, vivant au milieu de la province, vieillissant dans le chagrin et arrivant ainsi aux derniers états du mysticisme et de la passion rêvée (...) Pour rendre l’histoire plus amusante, au bon sens du mot, j’ai inventé une héroïne plus humaine, une femme comme on en voit davantage ».

Né dans le contexte d’une réflexion sur Don Juan et Anubis, le projet de Madame Bovary n’est pas séparable de la question du mythe. Anubis sera à l’origine de Salammbô, mais la psychologie d’Emma préfigure à certains égards celle dont sera dotée la fille d’Hamilcar. Comme Salammbô, Emma est animée par le désir « inassouvissable » d’un amant divin : une aspiration absolue qui, en dépit de toutes ses limites intellectuelles, fait d’elle une héroïne de dimension mythique. Quelle que soit la médiocrité de ses aventures, l’amour d’Emma et sa puissance à désirer sont donnés pour infinis, dans une sorte de suspension du relatif où le désir parvient à la transfigurer en une figure qui fascine (« Emma » = celle qui « Aima »). Il y a là un paradoxe voulu par Flaubert : après avoir désymbolisé les rêves romantiques comme stéréotypes réifiés en marchandises, l’auteur en restitue la puissance symbolique première, sous forme négative, à travers l’authenticité des souffrances d’Emma. Le « bovarysme » est bien soif de l’impossible, conscience douloureuse d’un outre‑monde inaccessible, où l’on peut voir, avec Baudelaire, le prolongement d’un idéalisme de la transcendance. Il participe aussi de cette irréductible fracture entre rêve et réalité qu’avait cherché à explorer Nerval et tout une tradition romantique, de Nodier, à Gautier. Mais le désir inassouvissable d’Emma est aussi plus que tout cela : il est la forme d’un désir rendu fou de ne pouvoir s’exprimer qu’à travers ses ratures et ses repentirs, sans jamais parvenir à atteindre sa formulation exacte, son style. Le désir d’Emma est mythique parce qu’il est, à son insu, une métaphore de l’art lui‑même. Ce qu’il postule, c’est sa propre sublimation sous la forme d’une création, d’une œuvre capable d’atteidre l’autre : peut‑être faut‑il y voir un des sens de l’énigmatique formule de Flaubert :

« Madame Bovary, c’est moi ».

Mais le drame d’Emma est précisément de ne pouvoir éprouver l’intensité de ce désir qu’à l’intérieur d’un espace où son objet constamment se dérobe.

 

 

 

Frauenpaar

Egon Schiele

 

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L'homme, « animal raisonnable », est aussi un être de besoin et de désir.

 Avec la vivacité et la grâce qui lui étaient naturelles quand elle était loin des regards des hommes, Mme de Rênal sortait par la porte-fenêtre du salon qui donnait sur le jardin, quand elle aperçut près de la porte d'entrée la figure d'un jeune paysan presque encore enfant, extrêmement pâle et qui venait de pleurer. Il était en chemise bien blanche, et avait sous le bras une veste fort propre de ratine violette.
Le teint de ce petit paysan était si blanc, ses yeux si doux, que l'esprit un peu romanesque de Mme de Rênal eut d'abord l'idée que ce pouvait être une jeune fille deguisée, qui venait demander quelque grâce à M. le maire. Elle eut pitié de cette pauvre créature, arrêtée à la porte d'entrée, et qui évidemment n'osait pas lever la main jusqu'à la sonnette. Mme de Rênal s'approcha, distraite un instant de l'amer chagrin que lui donnait l'arrivée du précepteur. Julien tourné vers la porte, ne la voyait pas s'avancer. Il tressaillit quand une voix douce lui dit tout près de l'oreille : – Que voulez-vous ici, mon enfant ?
Julien se tourna vivement, et frappé du regard si rempli de grâce de Mme de Rênal, il oublia une partie de sa timidité. Bientôt, étonné de sa beauté, il oublia tout, même ce qu'il venait faire. Mme de Rénal avait répété sa question.
– Je viens pour être précepteur, madame, lui dit-il enfin, tout honteux de ses larmes qu'il essuyait de son mieux.
Mme de Rênal resta interdite; ils étaient fort près l'un de l'autre à se regarder. Julien n'avait jamais vu un être aussi bien vêtu et surtout une femme avec un teint si éblouissant, lui parler d'un air doux. Mme de Rênal regardait les grosses larmes, qui s'étaient arrêtées sur les joues si pâles d'abord et maintenant si roses de ce jeune paysan. Bientôt elle se mit à rire, avec toute la gaieté folle d'une jeune fille ; elle se moquait d'elle-même et ne pouvait se figurer tout son bonheur. Quoi, c'était là ce précepteur qu'elle s'était figuré comme un prêtre sale et mal vêtu, qui viendrait gronder et fouetter ses enfants !
– Quoi, monsieur, lui dit-elle enfin, vous savez le latin ?

Début du chapitre 6 - Le Rouge et le noir – Stendhal

 

 

 

 

Le besoin

 

.Les besoins se situent entre le biologique et le culturel, entre le corps et l'esprit, et mettent en jeu l'interaction entre l'individu et l'environnement. Il est souvent fait un classement des besoins humains en trois grandes catégories : les besoins primaires, les besoins secondaires et les besoins fondamentaux. Quand le besoin est frustré, il correspond à une sensation de manque, d'inconfort ou de privation, qui est accompagné par l'envie de la faire disparaitre par un comportement menant à un mieux-être à travers un désir. Quand le besoin est satisfait, il engendre un sentiment de bien-être, de plaisir et de joie, accompagné d'un désir de faire durer cette satisfaction. Le besoin est différent du désir. En effet le désir est un manque que l’on cherche sans cesse à comble et qui renaît sans cesse alors que le besoin ne peut être différé et une fois satisfait il disparaît jusqu'au moment où il réapparaîtra. Le besoin ne saurait ainsi échapper aux lois de la nécessité.

 


 

«D'ailleurs les désirs de l'homme sont insatiables : il est dans sa nature de vouloir et de pouvoir tout désirer, il n'est pas à sa portée de tout acquérir.»

Machiavel, Discours sur la première décade de Tite-Live, II.

 

 

 

 

 


 

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