Mes cours de philosophie. Ordre ou désordre? Maryse Emel

L'antiphilosophie risque, par sa stérilisation et le tarissement à la source, de fabriquer une génération d'abrutis manipulables et parfaitement dociles, incapables non seulement de réagir, mais de comprendre l'enjeu" V.Jankelevitch

ecriture et pouvoir

Publié le 29 Mai 2011 par maryse.emel in langage

 Parole et écriture

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Un tableau permettra de voir les différences et limites  ou forces des deux formes   d’expression.

Parole                                                                                  Ecriture

S’inscrit dans le temps

S’inscrit dans l’espace de   la feuille

 

Présence du destinataire et rectification possible par le dialogue. On  remarque une certaine spontanéité (« les paroles s’envolent »). Spontanéité qui peut conduire au « conflit » ou à l’exercice  de la séduction (voir persuader et convaincre)                                                                

« les écrits restent »…Plus grande rigidité de l’écrit qui attend la réponse écrite ou les réactions tardives d’interlocuteurs absents. L’écrit diffère la réaction et se distancie d’une    parole plus passionnelle.

Les interlocuteurs participent au même temps mais il « faut prendre la parole », ce qui signifie un jeu des passions.

temps différé. L’écrit  laisse une  marge de correction.

Usage de la voix, travail de l’intonation, dimension organique de la main. On n’apprend pas à parler.

Usage de la main, dimension plus mécanique…on apprend à écrire

Tout le monde sait parler mais la force de conviction varie…Cela pose des problèmes d’inégalité

Suppose qu’on sache lire : cela pose des problèmes d’inégalité

On ne commença pas par raisonner, mais par sentir. On prétend que les hommes inventèrent la parole pour exprimer leurs besoins ; cette opinion me paraît insoutenable. L'effet naturel des premiers besoins fut d'écarter les hommes et non de les rapprocher. Il le fallait ainsi pour que l'espèce vint à s'étendre, et que la terre se peuplât promptement ; sans quoi le genre humain se fut entassé dans un coin du monde, et tout le reste fut demeuré désert.
     De cela seul il suit que l'origine des langues n'est point due aux premiers besoins des hommes ; il serait absurde que de la cause qui les écarte vînt le moyen qui les unit. D'où peut donc venir cette origine ? Des besoins moraux, des passions. Toutes les passions rapprochent les hommes que la nécessité de chercher à vivre force à se fuir. Ce n'est ni la faim, ni la soif, mais l'amour, la haine, la pitié, la colère, qui leur ont arraché les premières voix. Les fruits ne se dérobent point à nos mains ; on peut s'en nourrir sans parler ; on poursuit en silence la proie dont on veut se repaître : mais pour émouvoir un jeune coeur, pour repousser un agresseur injuste, la nature dicte des accents, des cris, des plaintes. Voilà les plus anciens mots inventés, et voilà pourquoi les premières langues furent chantantes et passionnées avant d'être simples et méthodiques.

Rousseau

Rousseau Fragment « Prononciation », 1761; in Pléiade, OC (1964), t. 2, p. 1248 sq.

Les langues sont faites pour être parlées, l’écriture ne sert que de supplément à la parole; [...] Le plus grand usage d’une langue étant donc dans la parole, le plus grand soin des Grammairiens devrait être d’en bien déterminer les modifications; mais au contraire ils ne s’occupent presque uniquement que de l’écriture. Plus l’art d’écrire se perfectionne, plus celui de parler est négligé. On disserte sans cesse sur l’orthographe, et à peine a-t-on quelques règles sur la prononciation.

 Cela fait que la langue en se perfectionnant dans les livres s’altère dans le discours. Elle est plus claire quand on écrit et plus sourde quand on parle; la sintaxe s’épure et l’harmonie se perd. La langue françoise devient de jour en jour plus philosophique et moins éloquente, bientôt elle ne sera plus bonne qu’à lire, et tout son prix sera dans les bibliothèques.

S’il y avoit une liaison moins nécessaire entre la langue écrite et la langue parlée, elles s’éloigneroient insensiblement et se sépareroient tellement l’une de l’autre qu’elles formeroient à la fin deux langues différentes comme il est arrivé au latin et à l’italien. Car la prononciation changeant toujours et l’orthographe restant la même on écriroit d’une manière et l’on parleroit d’une autre jusqu’à ce qu’enfin l’on eut deux idiomes au lieu d’un. Ce qui empêche que cela n’arrive communément ainsi est que les altérations de la parole se transmettent enfin dans l’écriture.

L’écriture n’est que la représentation de la parole, il est bizarre qu’on donne plus de soins à déterminer l’image que l’objet.

 

 

 

passions

raison

 

Internet ou la parole écrite, l’espace se rétracte en temps (les déplacements se comptent en durée).

 

 

L'expérience de Claude Lévi-Straussauprès de la tribu des Caduveo, montre le pouvoir de l'écriture, la fascination qu'elle exerce, et comment le chef de la tribu en saisit très vite la dimension politique ...

 

TRISTES TROPIQUES (1955)

 

NAMBIKWARA

 

[…] On se doute que les Nambikwara ne savent pas écrire ; mais ils ne dessinent pas davantage, à l’exception de quelques pointillés ou zigzags sur leurs calebasses. Comme chez les Caduveo, je distribuai pourtant des feuilles de papier et des crayons dont ils ne firent rien au début ; puis un jour je les vis tous occupés à tracer sur le papier des lignes hori­zontales ondulées. Que voulaient-ils donc faire ? Je dus me rendre à l’évidence : ils écrivaient ou, plus exactement cher­chaient à faire de leur crayon le même usage que moi, le seul qu’ils pussent alors concevoir, car je n’avais pas encore essayé de les distraire par mes dessins. Pour la plupart, l’effort s’arrêtait là ; mais le chef de bande voyait plus loin. Seul, sans doute, il avait compris la fonction de l’écriture. Aussi m’a-t-il réclamé un bloc-notes et nous sommes pareille­ment équipés quand nous travaillons ensemble. Il ne me com­munique pas verbalement les informations que je lui demande, mais trace sur son papier des lignes sinueuses et me les pré­sente, comme si je devais lire sa réponse. Lui-même est à moitié dupe de sa comédie ; chaque fois que sa main achève une ligne, il l’examine anxieusement comme si la signification devait en jaillir, et la même désillusion se peint sur son visage. Mais il n’en convient pas ; et il est tacitement entendu entre nous que son grimoire possède un sens que je feins de déchif­frer ; le commentaire verbal suit presque aussitôt et me dis­pense de réclamer les éclaircissements nécessaires.

Or, à peine avait-il rassemblé tout son monde qu’il tira d’une hotte un papier couvert de lignes tortillées qu’il fit sem­blant de lire et où il cherchait, avec une hésitation affectée, la liste des objets que je devais donner en retour des cadeaux offerts : à celui-ci, contre un arc et des flèches, un sabre d’abatis ! à tel autre, des perles ! pour ses colliers… Cette comédie se prolongea pendant deux heures. Qu’espérait-il ? Se tromper lui-même, peut-être ; mais plutôt étonner ses compa­gnons, les persuader que les marchandises passaient par son intermédiaire, qu’il avait obtenu l’alliance du blanc et qu’il participait à ses secrets. Nous étions en hâte de partir, le moment le plus redoutable étant évidemment celui où toutes les merveilles que j’avais apportées seraient réunies dans d’au­tres mains. Aussi je ne cherchai pas à approfondir l’incident et nous nous mîmes en route, toujours guidés par les Indiens.

Le séjour avorté, la mystification dont je venais à mon insu d’être l’instrument avaient créé un climat irritant ; au surplus, mon mulet avait de l’aphte et souffrait de la bouche.

Il avançait avec impatience ou s’arrêtait brusquement ; nous nous querellâmes. Sans que je m’en aperçusse, je me trouvai soudain seul dans la brousse, ayant perdu ma direction. […]

 

Encore tourmenté par cet incident ridicule, je dormis mal et trompai l’insomnie en me remémorant la scène des échan­ges. L’écriture avait donc fait son apparition chez les Nambi­kwara ; mais non point, comme on aurait pu l’imaginer, au terme d’un apprentissage laborieux. Son symbole avait été em­prunté tandis que sa réalité demeurait étrangère. Et cela, en vue d’une fin sociologique plutôt qu’intellectuelle. Il ne s’agissait pas de connaître, de retenir ou de comprendre, mais d’accroître le prestige et l’autorité d’un individu – ou d’une fonction –aux dépens d’autrui. Un indigène encore à l’âge de pierre avait deviné que le grand moyen de comprendre, à défaut de le com­prendre, pouvait au moins servir à d’autres fins. Après tout, pendant des millénaires et même aujourd’hui dans une grande partie du monde, l’écriture existe comme institution dans des sociétés dont les membres, en immense majorité, n’en pos­sèdent pas le maniement. Les villages où j’ai séjourné dans les collines de Chittagong au Pakistan oriental sont peuplés d’illet­trés ; chacun a cependant son scribe qui remplit sa fonction au­près des individus et de la collectivité. Tous connaissent l’écri­ture et l’utilisent au besoin, mais du dehors et comme un mé­diateur étranger avec lequel ils communiquent par des métho­des orales. Or, le scribe est rarement un fonctionnaire ou un employé du groupe : sa science s’accompagne de puissance, tant et si bien que le même individu réunit souvent les fonc­tions de scribe et d’usurier, non point seulement qu’il ait besoin de lire et d’écrire pour exercer son industrie ; mais parce qu’il se trouve ainsi, à double titre, être celui qui a prise sur les autres.

 

C’est une étrange chose que l’écriture. Il semblerait que son apparition n’eût pu manquer de déterminer des changements profonds dans les conditions d’existence de l’humanité ; et que ces transformations dussent être surtout de nature intellec­tuelle. La possession de l’écriture multiplie prodigieusement l’aptitude des hommes à préserver les connaissances. On la concevrait volontiers comme une mémoire artificielle, dont le développement devrait s’accompagner d’une meilleure cons­cience du passé, donc d’une plus grande capacité à organiser le présent et l’avenir. Après avoir éliminé tous les critères proposés pour distinguer la barbarie de la civilisation, on aime­rait au moins retenir celui-là : peuples avec ou sans écriture, les uns capables de cumuler les acquisitions anciennes et pro­gressant de plus en plus vite vers le but qu’ils se sont assigné, tandis que les autres, impuissants à retenir le passé au delà de cette frange que la mémoire individuelle suffit à fixer, reste­raient prisonniers d’une histoire fluctuante à laquelle manque­raient toujours une origine et la conscience durable du pro­jet.

Pourtant, rien de ce que nous savons de l’écriture et de son rôle dans l’évolution ne justifie une telle conception. Une des phases les plus créatrices de l’histoire de l’humanité se place pendant l’avènement du néolithique : responsable de l’agricul­ture, de la domestication des animaux et d’autres arts. Pour y parvenir, il a fallu que, pendant des millénaires, de petites collectivités humaines observent, expérimentent et transmet­tent le fruit de leurs réflexions. Cette immense entreprise s’est déroulée avec une rigueur et une continuité attestées par le succès, alors que l’écriture était encore inconnue. Si celle-ci est apparue entre le 4e et le 3e millénaire avant notre ère, on doit voir en elle un résultat déjà lointain (et sans doute indi­rect) de la révolution néolithique, mais nullement sa condi­tion. À quelle grande innovation est-elle liée ? Sur le plan de la technique, on ne peut guère citer que l’architecture. Mais celle des Égyptiens ou des Sumériens n’était pas supérieure aux ouvrages de certains Américains qui ignoraient l’écriture au moment de la découverte. Inversement, depuis l’invention de l’écriture jusqu’à la naissance de la science moderne, le monde occidental a vécu quelque cinq mille années pendant lesquelles ses connaissances ont fluctué plus qu’elles ne se sont accrues. On a souvent remarqué qu’entre le genre de vie d’un citoyen grec ou romain et celui d’un bourgeois européen du xviiie siècle il n’y avait pas grande différence. Au néolithique, l’humanité a accompli des pas de géant sans le secours de l’écriture ; avec elle, les civilisations historiques de l’Occident ont longtemps stagné. Sans doute concevrait-on mal l’épanouis­sement scientifique du xixe et du xxe siècle sans écriture. Mais cette condition nécessaire n’est certainement pas suffisante pour l’expliquer.

Si l’on veut mettre en corrélation l’apparition de l’écriture avec certains traits caractéristiques de la civilisation, il faut chercher dans une autre direction. Le seul phénomène qui l’ait fidèlement accompagnée est la formation des cités et des em­pires, c’est-à-dire l’intégration dans un système politique d’un nombre considérable d’individus et leur hiérarchisation en castes et en classes. Telle est, en tout cas, l’évolution typique à laquelle on assiste, depuis l’Égypte jusqu’à la Chine, au moment où l’écriture fait son début : elle paraît favoriser l’exploitation des hommes avant leur illumination. Cette exploi­tation, qui permettait de rassembler des milliers de travailleurs pour les astreindre à des tâches exténuantes, rend mieux compte de la naissance de l’architecture que la relation directe envisagée tout à l’heure. Si mon hypothèse est exacte, il faut admettre que la fonction primaire de la communication écrite est de faciliter l’asservissement. L’emploi de l’écriture à des fins désintéressées, en vue de tirer des satisfactions intellec­tuelles et esthétiques, est un résultat secondaire, si même il ne se réduit pas le plus souvent à un moyen pour renforcer, jus­tifier ou dissimuler l’autre.

Il existe cependant des exceptions à la règle : l’Afrique indigène a possédé des empires groupant plusieurs centaines de milliers de sujets ; dans l’Amérique précolombienne, celui des Inca en réunissait des millions. Mais, dans les deux conti­nents, ces tentatives se sont montrées également précaires. On sait que l’empire des Inca s’est établi aux environs du xtie siècle ; les soldats de Pizarre n’en auraient certainement pas triomphé aisément s’ils ne l’avaient trouvé, trois siècles plus tard, en pleine décomposition. Si mal connue que nous soit l’histoire ancienne de l’Afrique, nous devinons une situation analogue : de grandes formations politiques naissaient et dis­paraissaient dans l’intervalle de quelques dizaines d’années. Il se pourrait donc que ces exemples vérifiassent l’hypothèse au lieu de la contredire. Si l’écriture n’a pas suffi à consolider les connaissances, elle était peut-être indispensable pour affer­mir les dominations. Regardons plus près de nous : l’action systématique des États européens en faveur de l’instruction obligatoire, qui se développe au cours du xixe siècle, va de pair avec l’extension du service militaire et la prolétarisation. La lutte contre l’analphabétisme se confond ainsi avec le renforcement du contrôle des citoyens par le Pouvoir. Car il faut que tous sachent lire pour que ce dernier puisse dire : nul n’est censé ignorer la loi.

Du plan national, l’entreprise est passée sur le plan interna­tional, grâce à cette complicité qui s’est nouée, entre de jeunes États – confrontés à des problèmes qui furent les nôtres il y a un ou deux siècles – et une société internationale de nantis, inquiète de la menace que représentent pour sa stabilité les réactions de peuples mal entraînés par la parole écrite à penser en formules modifiables à volonté, et à donner prise aux efforts d’édification. En accédant au savoir entassé dans les bibliothèques, ces peuples se rendent vulnérables aux men­songes que les documents imprimés propagent en proportion encore plus grande. Sans doute les dés sont-ils jetés. Mais, dans mon village nambikwara, les fortes têtes étaient tout de même les plus sages. Ceux qui se désolidarisèrent de leur chef après qu’il eut essayé de jouer la carte de la civilisation (à la suite de ma visite il fut abandonné de la plupart des siens) comprenaient confusément que l’écriture et la perfidie péné­traient chez eux de concert. Réfugiés dans une brousse plus lointaine, ils se sont ménagé un répit. Le génie de leur chef, percevant d’un seul coup le secours que l’écriture pouvait apporter à son pouvoir, et atteignant ainsi le fondement de l’institution sans en posséder l’usage, inspirait cependant l’ad­miration.

Lévi-Strauss, Tristes tropiques, p. 339, 341-345

 

Platon en présente l'origine dans un mythe, le mythe de Theuth, dans Phèdre. Ses origines égyptiennes dans le calcul et le jeu, expliquent sa dimension utilitaire qui peut devenir calcul, recherche de l'intérêt et surtout éloignement dela vraie mémoire.

 

J'ai donc oui dire qu'il existait près de Naucratis, en Égypte, un des antiques dieux de ce pays, et qu'à ce dieu les Égyptiens consacrèrent l'oiseau qu'ils appelaient ibis. Ce dieu se nommait Theuth. C'est lui qui le premier inventa la science des nombres, le calcul, la géométrie, l'astronomie, le trictrac, les dés, et enfin l'écriture. Le roi Thamous régnait alors sur toute la contrée ; il habitait la grande ville de la Haute-Égypte que les Grecs appellent Thèbes l'égyptienne, comme ils nomment Ammon le dieu-roi Thamous. Theuth vint donc trouver ce roi pour lui montrer les arts qu'il avait inventés, et il lui dit qu'il fallait les répandre parmi les Égyptiens. Le roi lui demanda de quelle utilité serait chacun des arts. Le dieu le renseigna ; et, selon qu'il les jugeait être un bien ou un mal, le roi approuvait ou blâmait. On dit que Thamous fit à Theuth beaucoup d'observations pour et contre chaque art. Il serait trop long de les exposer. Mais, quand on en vint à l'écriture

Roi, lui dit Theuth, cette science rendra les Égyptiens plus savants et facilitera l'art de se souvenir, car j'ai trouvé un remède pour soulager la science et la mémoire.

Et le roi répondit :

- Très ingénieux Theuth, tel homme est capable de créer les arts, et tel autre est à même de juger quel lot d'utilité ou de nocivité ils conféreront à ceux qui en feront usage. Et c'est ainsi que toi, père de l'écriture, tu lui attribues, par bienveillance, tout le contraire de ce qu'elle peut apporter.

[278] Aussi, l'homme qui croit que les meilleurs écrits ne peuvent réellement ' servir qu'à réveiller les souvenirs de ceux qui savent ; qui pense que les discours composés pour enseigner, prononcés en vue d'instruire, et véritablement écrits dans l'âme avec le juste, le beau et le vrai pour objet, sont les seuls qui soient clairs, parfaits et dignes de considération ; qui estime qu'il faut tenir de tels discours pour des enfants légitimes, celui d'abord que l'auteur porte en lui, s'il garde en lui ce qu'il a découvert, ceux qui ensuite, fils ou frères de ceux-là, sont honnêtement nés, les uns dans telles âmes, les autres dans telles autres : un tel homme, s'il dit adieu aux autres formes de discours, court le risque, Phèdre, d'être celui-là même auquel toi et moi nous voudrions ressembler.

 

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