Mes cours de philosophie. Ordre ou désordre? Maryse Emel

L'antiphilosophie risque, par sa stérilisation et le tarissement à la source, de fabriquer une génération d'abrutis manipulables et parfaitement dociles, incapables non seulement de réagir, mais de comprendre l'enjeu" V.Jankelevitch

imiter...n'est pas toujours copier

Publié le 28 Décembre 2010 par maryse.emel.blogphilo.over-blog.com in art

 4678880183_738ef5417c.jpgPicasso peint Olga4678977411_9e5ec428d3.jpgil la peint quelques années plus tard

 

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Chardin....Le tiroir est ouvert....Il n'y a qu'à tendre la main et attraper ce qui dépasse.......

Invitation à entrer dans le tableau...au spectateur de comprendre, d'interpréter, de se forger un jugement.

 

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Chardin: La Raie....S'agit-il de copier le réel? pourquoi donner à voir une image si peu ragoûtante?

quel rapport l'artiste entretient-il avec son modèle? Réponse de Chardin:

 

http://www.univ-montp3.fr/pictura/Images/A/4/A4081.jpg

 

 

Copier, c'est singer...

 

Cela nous conduit à examiner en quoi le travail de l'artiste peut servir de modèle à tout travail?

 

 

 

Dans cette question ce qui importe est le terme de modèle. Modèle renvoie étymologiquement au mot « mesure ». La question que l’on se pose est de savoir si le travail de l’artiste doit être ‘copié », ce qui serait une lecture fausse du terme de modèle, ou s’il doit servir d’instrument de mesure à tout travail. En ce dernier cas on se demandera alors ce qui, dans le travail de l’artiste doit permettre de mesurer la valeur de tout travail.

Etymologiquement le travail renvoie à la douleur, à la peine, à la souffrance. Ainsi le travail peut apparaître comme incompatible avec l’idée de liberté et renverrait à ce que Marx qualifie d’aliénation. S’il en est ainsi on voit mal en quoi le travail de l’artiste pourrait servir de modèle. Si l’art dans ce sujet relève d’un travail, il est clair aussi que ce n’est pas à cette idée que l’on adhère spontanément. La définition immédiate de  l’art se donne comme inspiration, sensibilité et donc absence de réflexion. Or il n’en est rien
Il s’agit d’établir dans une première partie que l’artiste travaille la matière au sens où il lui donne une forme,  ce qui ne va pas de soi. La forme résiste à la matière et la matière à la forme. La force efficiente qu’est l’artiste se heurte par conséquent à cette forme et cette cause matérielle. L’effort ainsi fourni montre que l’art relève d’un véritable travail, entendu au sens de labeur certes, mais un labeur se donnant comme libération à l’égard de la matière.

Une fois établi ce travail de l’artiste, il convient de montrer que tout travail pour être considéré comme digne de l’homme, doit ne pas porter atteinte à ce qui constitue la dignité de l’homme, à savoir sa liberté. Or l’art nous donne un modèle de cette liberté acquise par l’homme sur la matière et la nature. (cf texte de Hegel)

Par conséquent la liberté comprise comme  libération et émancipation à l’égard de la nature, sera celle que nous donne à comprendre le travail de l’artiste.

Dans un dernier temps on montrera que le travail de l’artiste doit être conçu comme un modèle pour tout travail humain digne de ce nom, mais qu’il ne s’agit pas de copier l’artiste. Le travail doit permettre à tout individu de manifester sa conscience au travers de ce qu’il fait et donc de s’accomplir, de réaliser sa conscience, de se retrouver dans son travail .

L’artiste est un être singulier, qui se pose en posant son travail. Ce que l’on doit comprendre par conséquent, c’est que le travail doit toujours manifester la singularité de celui qui le fait afin qu’il réalise son être.

      exemple cinématographique:

 

Louise Wimmer

 

 

je pense que ce film ne se reduit pas à un tableau social ou à une copie militante d'une société qui va mal quoiqu'en disent les articles de presse trop soucieux des grilles et des cases à remplir; c'est un film sur le(s) regard(s) dans un monde aveugle . Elle se méfie des regards même si elle demeure soucieuse des conventions sociales, ne regarde que son propre regard ds le retro; aucun regard pour l'amant , aucune parole; le silence des echanges se redouble de la voix de Nina Simone. Cette fermeture explose deux fois; qd elle danse et qd elle contemple l'immeuble............un Narcisse malade de son image, un immeuble aux fenêtres fermées, tristes idéaux en somme dans un monde où le ciel brille de son vide;aucun ideal amoureux,la famille n est plus qu'indifférence, l'argent est au coeur de tous les échanges...la solitude triomphe à la fin: elle a renoncé à Nina Simone certes mais elle est enfermée au 15e étage d'une tour..elle fait taire la musique de l'autoradio, mais très vite elle passe à une autre musique, une autre aveenture amoureuse, ce neuf a qqc de déjà vu...nous sommes dans un monde incapable de sortir qqch de neuf...les hommes se réfugient dans la répétition à défaut de créer...la force du fim c'est pt etre cela: faire un faux film social et nous laisser nous prendre au piège d'un pseudo discours social qui n'existe plus que ds nos souvenirs et a un côté rayé comme le disque de Nina Simone...à la fin on le jette...

A lire: Pierre Grassou de Balzac

c'est l'histoire d'un mauvais copiste...

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Andromede33 ou Gilles DORENLOT 16/09/2012 04:03

Dimanche 16/09/2012 (A 03h53 ouhaaa j'ai trouvé la solution dans mon sommeil !!!)

Je continue d'étudier le Blog de Maryse Emel (Prof de philo en FAC sur Paris) ...

"... il convient de montrer que tout travail pour être considéré comme digne de l’homme, doit ne pas porter atteinte à ce qui constitue la dignité de l’homme, à savoir sa liberté." (cf texte de
Hegel).

Cette phrase est tout à fait dans l'ordre de mes pensés et pour faire une synthèse (et prouver comme je l'ai déjà dit, que le plus important n'est pas de lire des phrases philosophiques mais
d'essayer d'adapter la philosophie dans la vie réel) par rapport à ce monde très bizarre je dirais "Qu'on a pas le droit de forcer une femme à faire quelque chose qu'elle ne veut pas d'une part et
de 2 si elle le veut, c'est à elle de décider quant et comment elle veut le faire." (Andromede33).